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Montpellier (en langue d'oc Montpelhièr [mumpeˈʎɛ](*)) est une commune française située dans le département de l’Hérault, dans la région Languedoc-Roussillon.
Ses habitants sont les Montpelliérains (Montpelliéraines).

blason de montpellier
La place de la Comédie vide, au matin
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Histoire

Les débuts de la ville au Moyen Âge
C'est en 986, dans une donation du comté de Melgueil, qu'apparaît pour la première fois le nom de Montpellier. Le 26 novembre 986, le comte Bernard de Melgueil (Mauguio) octroie au chevalier Guilhelm en échange de son dévouement l'ancien territoire situé entre l'antique voie domitienne, le Lez et La Mosson. Ses héritiers construiront sur leur nouveau fief un véritable bourg fortifié, doté d'un château et d'une chapelle qui deviendra la ville de Montpellier.

Bien plus jeune que ses voisines de la région comme Nîmes, Narbonne, Béziers ou Carcassonne, pour la plupart créées à l'époque romaine, la Seigneurie de Montpellier n'est créée qu'au XIe siècle. Située entre l'Espagne et l'Italie, proche de la Via Domitia et du port de Lattes, la ville connaît rapidement un important développement économique et culturel, attirant doreurs, orfèvres, drapiers et changeurs. Elle devient ainsi un centre d'échanges entre le nord de l'Europe, l'Espagne et le bassin méditerranéen.
L'agglomération moyennageuse était constituée par Montpellier sous la seigneurie des Guilhem et par Montpellieret sous la seigneurie des évêques de Maguelonne. Une enceinte fortifiée unique (la Commune Clôture ) protégeait les deux entités. Deux tours subsistent de cette fortification (la Tour de la Babotte et la Tour des Pins).
Le Consulat - instauration d'une administration municipale quasi républicaine par des « consuls » - marque la fin de la dynastie des Guilhelm avec la mort de Guilhelm VIII le 9 novembre 1202.
Au Moyen Âge, son église Notre-Dame-des-Tables constitue une étape renommée pour les pèlerins partant vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Cet afflux de pèlerins provoque la naissance et l'extension d'institutions charitables et hospitalières. Des médecins juifs et arabes chassés d'Espagne se retrouvent à l'École de Médecine de Montpellier, fondée en 1220 par la cardinal Conrad, légat du pape Honorius III. (Discussion : Les juifs et les "arabes" (musulmans serait plus exact), n'ont pas été expulsés d'Espagne à cette époque. Les juifs qui n'ont pas voulu se convertir au christianisme ont été expulsés par les rois catholiques fin XVe. Quant aux musulmans, seule une partie des "morisques" de certaines régions d'Espagne - descendants de musulmans convertis depuis plusieurs générations au christianisme - ont été expulsés vers l'Afrique du Nord au cours du XVIIe siècle. On est donc loin de 1220, époque à laquelle il faut le rappeler, Montpellier était une possession aragonaise (1204-1349). Il semble donc logique que des citoyens aragonais, de quelque religion que ce soit, viennent étudier ou enseigner à Montpellier). La renommée de la plus ancienne faculté de médecine est déjà immense à la fin du XIIIe siècle.
Placée sous la tutelle des rois d'Aragon et de Majorque après le mariage de Pierre II d'Aragon (1176-1213), roi d'Aragon et comte de Barcelone, avec Marie de Montpellier, le 15 juin 1204, la ville connaît son apogée. Pierre II accorde aux habitants les franchises et libertés qu'ils réclament. Leur fils Jacques Ier, natif de Montpellier, y entretient une cour brillante.
Et en 1289, les Écoles de Médecine et de Droit de Montpellier, réputées comme centres d'érudition ouverts aux pensées juive et arabe, se voient accorder le statut officiel d'Universités par le pape Nicolas IV. Vendue au royaume de France en 1349, Montpellier est alors considérée comme la deuxième ville du royaume. Mais au cours de la seconde moitié du XIVe siècle, des épidémies successives déciment plus du tiers de sa population.

De la Renaissance aux guerres de religion
Au XVe siècle, la ville se redresse économiquement grâce à l'activité du port voisin de Lattes et au génie mercantile de Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles VII. La Faculté de Médecine de Montpellier bénéficie même de la création d'un Jardin des Plantes, aujourd'hui le plus ancien de France.
Après que le siège épiscopal de Maguelone ait été supprimé en 1536, il s'établit à Montpellier. La cathédrale Saint-Pierre est alors construite sur le site de l'église du monastère Saint-Benoît, fondée en 1364. De l’ancien édifice gothique consacré par Urbain V, pape d’Avignon, ne subsistent que le massif de façade et les deux tours-clochers. Son plan est inspiré du modèle méridional, et des influences avignonnaises sont manifestes, notamment dans la forme et la sobriété des arcs et des supports des colonnes.
Au XVIe siècle, la Réforme protestante gagne beaucoup d'adhérents et Montpellier devient un bastion du protestantisme. Un des plus beaux temples de l'époque est construit. Mais au cours des décennies suivantes, les guerres de religion entraînent la destruction totale de tous les édifices catholiques situés à l'intérieur des murailles de la ville. La cathédrale Saint-Pierre est la seule à ne pas être détruite, même si elle en souffre durablement.
En 1572-1576, la ville bénéficie de l’alliance des protestants du Languedoc avec le gouverneur Montmorency-Damville, catholique conciliant. Mais la trahison de ce dernier, qui s’allie au roi en 1576, provoque le soulèvement de la ville qui rejette son autorité. François de Châtillon la défend contre le long siège du gouverneur du Languedoc. Il commence par raser la citadelle. Quand la situation devient difficile, il fait une sortie, parcourt les Cévennes et va jusqu’à Bergerac pour recruter des renforts, et réussit à les ramener dans la ville[5].
En 1598, l'édit de Nantes désigne Montpellier comme une des places fortes où les cultes protestants sont reconnus. S'en suivent une vingtaine d'années de calme, rompues lors d'une dernière guerre de religion. En 1622, Louis XIII dirige le siège de la ville rebelle, qui capitule au terme d'un pilonnage intense de deux mois. Le règne du roi est rétabli et le retour de la domination catholique est assuré par l'édit de Fontainebleau de 1685. Depuis, la ville est restée majoritairement catholique.

Les XVIIe et XVIIIe siècles
Le Château d'eau du Peyrou de Augustin-Charles D'Aviler
Une fois achevée la pacification de Montpellier, la noblesse, fière de son nouveau statut, fait construire de nombreux hôtels particuliers, relativement élégants et dont l'architecture est caractéristique du centre historique.
La place de la Comédie et l'arc de Triomphe datent du XVIIe siècle. C'est aussi le cas de la place Jean Jaurès, construite sur le site d'une église détruite au cours des guerres de religion, et de la promenade royale du Peyrou, construite sur ordre de Louis XIV et en son honneur, à l'extérieur des fortifications. Pour alimenter les jardins, un aqueduc achemine l'eau depuis Saint-Clément-de-Rivière.
Jusqu'à la Révolution française, Montpellier est le siège des États du Languedoc.

Au XIXe siècle
L'ancien Palais de Justice, actuel siège de la Cour d'Appel, de la Cour d'Assise et du Tribunal de CommerceLe développement de la viticulture au XIXe siècle favorise la constitution de fortunes et se traduit par une métamorphose urbaine.
L'édification du Palais de Justice, des églises Sainte-Anne et Saint-Roch, de la gare, et la reconstruction du théâtre en sont les parfaits exemples.
Le phylloxéra d'abord, et la surproduction viticole ensuite, apportent pour quelques décennies un coup d'arrêt à l'expansion de Montpellier.

La Seconde Guerre mondiale
La préfecture de Montpellier où exerça Jean Moulin, et au balcon de laquelle Philippe Pétain et Francisco Franco se sont serrés la main.Les bombardements de la ville de Montpellier pendant la Seconde Guerre mondiale :
27 janvier 1944 : bombardement de l'aérodrome de Montpellier-Fréjorgues par la 15th USAAF.
27 mai 1944 : deuxième bombardement de l'aérodrome de Montpellier-Fréjorgues par la 15th USAAF.
5 juillet 1944 : bombardement de la gare de triage par la 15th USAAF.
17 aout 1944 : bombardement du pont de Pavie par la 12th USAAF.
24 août 1944 : deuxième bombardement du pont de Pavie par la 12th USAAF.
Le développement de la ville au cours de l'après-guerre
Quelques éléments concernant l'histoire religieuse
L'église Sainte-Anne, devenue centre d'art contemporainLe saint patron de Montpellier est saint Roch, fêté le 16 août. L'emblème de la ville est Notre-Dame-des-tables (cf. blasonnement plus bas). Montpellier faisait partie du diocèse de Maguelonne.
1536 : Le siège de l'évêché est transféré de Maguelonne à Montpellier.
1802 : Montpellier devient diocèse suffragant de Toulouse ;
1822 : Montpellier devient diocèse suffragant d’Albi ;
1877 : adjonction des titres des diocèses d’Agde, Lodève et Saint-Pons-de-Thomières ;
2002 : érection de l’Église de Montpellier en archevêché métropolitain.
La cathédrale Saint-Pierre

La cathédrale Saint-Pierre était à l'origine la chapelle du monastère bénédictin de Saint-Germain, fondée en 1364, par le pape Urbain V. Cette église fut érigée en cathédrale en 1536, lorsque le siège épiscopal est transféré de Maguelone à Montpellier. L'historienne Montpelliéraine Louise Guiraud décrit précisément l'architecture du bâtiment ainsi que la composition des différentes chapelles ( GUIRAUD, Louise, Les fondations du pape Urbain V à Montpellier: le monastère Saint Benoît et ses diverses transformations depuis son érection en cathédrale en 1536, J. Martel Aîné, 1891, 268p. ) Quatre tours s'élèvent aux angles de la nef, dont l'une sera abattus lors des mouvements iconoclastes de 1567. Le bâtiment est muni de défenses importantes, ce qui en fait une forteresse. À la fin du XVIe siècle on la surnomme d'ailleurs le"fort Saint-Pierre". L'une des façades était couronnée par des mâchicoulis surmontés de créneaux, derrières lesquels devait courir un chemin de ronde dans l'épaisseur du mur. L'entrée est précédé d'un porche massif, composé de deux piliers cylindriques et d'une voûte reliant les piliers à la façade de l'église. Ce sont pratiquement les seul éléments de l'architecture médiévale de la cathédrale que l'on peut encore observer aujourd'hui. L'église était composée d'un vaisseau unique, de cinq travées délimitant les chapelles latérales au nombre de quatorze. Elles sont dédiées à Saint Germain, à Notre Dame, à Saint Victor, à Sainte Cécile, Sainte Ursule et les onze mille vierges, Saint Martin, Sainte Catherine, à la Sainte croix, à Saint Pierre, Sainte Marie Madeleine, Saint Blaise, Saint Lazare et Saint Michel. L'ornementation de l'église était très riche. L'autel majeur était entouré d'un retable de vermeil. Au rez de chaussée, la petite sacristie était commune avec l'église. Il y avait à l'intérieur des armoires à plusieurs serrures, dont l'une ou l'on avait pou habitude de conserver des reliques (bras d'argent de Saint Benoît, de Saint Germain et de Saint Blaise ) ainsi que des livres et du linge dans des coffres. Cette sacristie était dite "mineure" par opposition à la sacristie "majeure" qui contenait le trésor (reliquaires vases sacrés ornements précieux)
Durant les guerres de religion, la cathédrale a été la cible des attaques protestante. Le 20 octobre 1561, après un siège durant la nuit, la foule pénètre par une brèche dans la cathédrale où s'étaient réfugiés quelques dignitaires catholiques accompagnés d'une troupe de soldats. L'étendue du massacre varie entre 8 et 50 morts selon les chroniqueurs. Théodore de Bèze dans lHistoire ecclésiastique,par exemple dénombre les morts sur places et ceux qui meurent quelques jours plus tard de leurs blessures. Jacques de Montaigne dans lHistoire de l'Europe avance le nombre de 17 morts, ce qui paraît plus probable. Quoiqu'il en soit, le meurtre précéda le pillage et le ruine. En 6 ou 7 heures l'église fut complètement dépouillée. Cependant, les consuls de la ville ( tous protestants ) réussirent à préserver le trésor en établissant un inventaire. Le pillage de la cathédrale fut suivit du pillage des couvents et des monastères de la ville. En 1562, la cathédrale perd ses cloches et ses grilles de fer qui sont fondues pour faire des munitions façe au siège de la ville par les catholiques.
En 1567, la cathédrale subit les assauts des protestants qui cette fois vont s'attaquer au bâtiment. Une tour s'effondre sous les coups des calvinistes entraînant avec elle l'ensemble du bâtiment. Les chanoines de la cathédrale se réfugièrent à Villeneuve et à Frontignan ou ils restèrent jusqu'à la fin du siège de Louis XIII en 1622.
La cathédrale Saint Pierre vue des toitsLe roi fit aussitôt reconstruire la cathédrale. La voûte, le pavement de la nef et la façade sont refaits. Après avoir été réaménagée selon un projet de Jean-Antoine Giral au XVIIIe siècle, Saint-Pierre est victime de la volonté de la transformer en un édifice plus ambitieux. Les travaux dirigés par Revoil de 1855 à 1875 aboutissent à une reconstruction de la tour-clocher et à l’ajout de chapelles rayonnantes. Auguste Baussan refait le décor sculpté de la tour et du tympan dans le goût du XIIIe siècle ; les verrières du transept et du chœur, exécutées par Edouard Didron et Paul Nicod, sont posées entre 1870 et 1872. Dans le bras droit, un tableau de Sébastien Bourdon représente La chute de Simon le Magicien (1657), épisode apocryphe de la vie de saint Pierre.
La cathédrale Saint-Pierre est érigée en archidiocèse métropolitain le 8 décembre 2002 par décret de la Congrégation pour les évêques. La province ecclésiastique de Montpellier comprend à présent les diocèses suffragants de Mende et de Perpignan-Elne (auparavant suffragants d’Albi), de Nîmes (auparavant suffragant d’Avignon) et de Carcassonne (auparavant suffragant de Toulouse).



Géographie

La ville se situe à 10 km de la mer Méditerranée (Palavas-les-Flots) par voie express et à 75 km du point montagneux le plus proche (Mont Aigoual, situé dans le département du Gard). Pour la placer géographiquement par rapport à ses grandes consœurs, Montpellier est à 54 km de Nîmes (Gard), 168 km de Marseille (Bouches-du-Rhône), 248 km de Toulouse (Haute-Garonne), 305 km de Lyon (Rhône) et 347 km de Barcelone (Espagne). Elle est également à 750 km de Paris.
Aujourd'hui huitième ville de France par sa population intra-muros et troisième ville française de l'axe méditerranéen (derrière Marseille et Nice), elle est l'une des rares villes de plus de 100 000 habitants dont la population a augmenté de façon ininterrompue depuis une cinquantaine d'années. Elle a plus que doublé sur cette période pour atteindre le chiffre officieux de 244 300 habitants au 1er janvier 2005.

Montpellier a une topographie assez torturée bien qu'elle soit très proche de la mer. On pourrait penser que la ville est plutôt plate. Il n'en est rien, bien que son point culminant soit seulement à 57 m à la place du Peyrou (ancienne place royale où trône la statue de Louis XIV). Montpellier étant construite sur une colline, certaines rues sont à forte dénivellation.
Montpellier est située entre deux cours d'eau : le Lez à l'est, et la Mosson à l'ouest. Son paysage est surtout marqué par le pic Saint-Loup, situé à quelques kilomètres au nord de la ville et visible depuis la promenade du Peyrou et depuis la terrasse du toit du Corum.
Avec la création de nouveaux quartiers à l'est puis au sud du centre-ville (successivement Antigone, Richter puis Port Marianne), et sous l'impulsion de Georges Frêche, qui a déclaré en 1977 vouloir faire de Montpellier la façade maritime entre Gênes et Barcelone, Montpellier est progressivement « tirée vers la mer ».

Climat
Le climat de Montpellier est typiquement un climat méditerranéen.
Il en découle des précipitations plutôt rares mais violentes, principalement entre septembre et début mars. Au contraire, l'été est souvent très sec, voire aride, avec seulement quelques précipitations en août liées aux orages. Contrairement à une idée répandue, il ne pleut pas moins à Montpellier qu'à Brest, mais les précipitations sont beaucoup plus concentrées. Une des stations météo les plus arrosées de France est d'ailleurs celle du Mont Aigoual, qui recueille en moyenne 2 280 millimètres par an alors qu'il ne pleut guère plus de 700 millimètres annuellement en région parisienne.
Le taux d'ensoleillement journalier moyen est de 7h22, très largement supérieur à la moyenne française de 4h46.
La température annuelle moyenne est de 14.2°C, supérieure à la moyenne nationale de 12.2° C.

Températures mensuelles moyennes relevées sur une année (2005) :
Maximales
de janvier à mai : entre 9.9° C et 21.6° C
de juin à septembre : entre 24.8° C et 29.4° C
d'octobre à décembre : entre 9.7° C et 20.0° C
Minimales
de janvier à mai : entre 1.5° C et 9.1° C
de juin à septembre : entre 15.7° C et 19.6° C
d'octobre à décembre : entre 0.1° C et 14.2° C.


carte de france montpellier


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